Skip to Content

Chapitre 1.2 — Installation & surfaces

⏱️ TL;DR — Claude Code s’installe en une commande et s’utilise depuis plusieurs surfaces : le terminal (la référence), une extension IDE (VS Code / JetBrains), l’app desktop, et le web (claude.ai/code). Le moteur est le même partout ; ce qui change, c’est l’ergonomie. Tu choisis ton modèle (/model), tu actives le fast mode quand tu veux de la vélocité, et tu apprends deux ou trois commandes de base (/help, /clear, /model). Ce chapitre te met opérationnel proprement.

🎯 Objectifs

  • Installer Claude Code et lancer une première session.
  • Connaître les surfaces disponibles et laquelle utiliser selon la tâche.
  • Choisir un modèle et comprendre le fast mode.
  • Mémoriser les commandes de démarrage indispensables.

Installer

Claude Code se distribue comme un outil en ligne de commande. L’installation classique passe par npm (Node.js requis) :

npm install -g @anthropic-ai/claude-code

Puis, dans le dossier de ton projet :

cd mon-projet claude

Au premier lancement, tu t’authentifies — soit avec un abonnement Claude (Pro/Max), soit avec une clé API. Une fois connecté, tu es dans une session : tu tapes ta demande, l’agent travaille.

💡 Réflexe d’architecte — Lance toujours claude à la racine du projet (là où vivent package.json, .git, ton CLAUDE.md). L’agent s’ancre sur le dossier courant : au bon endroit, il trouve tes conventions et ton historique git ; au mauvais, il part aveugle.

📚 Aller plus loin — La doc officielle d’installation et de mise en route : code.claude.com/docs . Les commandes et flags exacts évoluent ; claude --help fait toujours foi.

Les surfaces : même moteur, ergonomies différentes

Claude Code n’est pas qu’un outil de terminal. C’est le même agent exposé sur plusieurs surfaces :

SurfaceIdéal pourPoints forts
Terminal (CLI)le travail sérieux, les scripts, le contrôle finla référence ; tout marche, hooks, permissions, background
Extension IDE (VS Code, JetBrains)rester dans ton éditeurvoit ta sélection, ouvre les diffs, liens cliquables vers le code
App desktop (Mac / Windows)sessions longues hors terminal, plusieurs projetsfenêtre dédiée, confortable
Web (claude.ai/code)lancer/suivre depuis n’importe oùpas d’install, pratique pour piloter à distance

Concrètement : beaucoup de développeurs vivent dans l’extension VS Code au quotidien (la sélection de code et les diffs cliquables sont un vrai confort) et basculent sur le terminal pour les tâches lourdes, les hooks et le background. Le web sert surtout à suivre une tâche longue.

⚠️ Piège — Penser que « terminal » = mode expert austère et « IDE » = mode débutant bridé. Faux : c’est le même agent avec les mêmes capacités. Choisis la surface pour l’ergonomie de la tâche, pas par niveau supposé.

Choisir son modèle : /model

Claude Code peut tourner sur plusieurs modèles de la famille Claude. Tu changes avec :

/model

Règle simple :

  • Le modèle le plus capable (un Opus récent) pour l’architecture, le raisonnement difficile, le refactoring délicat, la revue.
  • Un modèle plus rapide/léger (un Sonnet/Haiku récent) pour les tâches mécaniques, répétitives, à faible enjeu.

Tu peux garder le meilleur modèle par défaut et ne descendre que quand la vélocité prime sur la finesse.

💡 Réflexe d’architecte — Le bon modèle dépend de la nature de la tâche, pas de ton humeur. « Concevoir la structure des permissions de TaskFlow » → modèle fort. « Renommer ce champ dans 12 fichiers » → modèle rapide. Sur les questions de choix de modèle/API, le playbook s’appuiera toujours sur la référence à jour plutôt que sur des souvenirs (voir Annexes).

Le fast mode

Le fast mode (/fast) accélère la sortie de Claude Code sans downgrader vers un petit modèle : tu gardes la puissance d’un Opus, avec une génération plus rapide. Utile quand tu itères vite et que la latence te freine. À activer/désactiver selon le confort.

Les commandes que tu utiliseras dès le jour 1

CommandeRôle
/helpliste les commandes et l’aide
/clearvide le contexte, repart propre (voir P5)
/modelchange de modèle
/fastbascule le fast mode
/initgénère un CLAUDE.md de départ (voir P3)
Échapinterrompt l’agent en cours d’action

Tu n’as pas besoin d’en connaître plus pour l’instant. Les commandes puissantes (/code-review, /diagnose, plan mode, skills…) arrivent au fil du parcours, quand elles résolvent un problème.

🧭 Sur TaskFlow — Dans la Partie 2, on démarre TaskFlow depuis un dossier vide. On lancera claude à la racine, on choisira le modèle fort pour le cadrage initial (décisions d’architecture), et on ne descendra en modèle rapide qu’une fois les conventions posées. Garde ce réflexe : fort pour décider, rapide pour exécuter.

✏️ Exercices

Exercice 1 — Deux surfaces, une tâche. Installe l’extension de ton IDE en plus du terminal. Fais la même petite tâche (« ajoute un commentaire JSDoc à cette fonction ») une fois depuis chaque surface. Note ce qui change dans le confort (sélection, diff, liens).

✅ Solution

Dans l’IDE, tu peux sélectionner la fonction et laisser l’agent voir ta sélection, et la diff s’affiche dans l’éditeur. Dans le terminal, tu donnes le chemin/nom et tu lis la diff en texte. Le résultat est identique — c’est l’ergonomie qui diffère. Conclusion : garde les deux, choisis selon la tâche.

Exercice 2 — Le bon modèle. Liste 5 tâches que tu fais souvent. Range-les en deux colonnes : « décider/concevoir » (modèle fort) vs « exécuter/mécanique » (modèle rapide).

✅ Solution

Typiquement, colonne « fort » : concevoir un schéma de données, refactorer une abstraction, débugger un bug tordu, réviser une PR. Colonne « rapide » : renommer, générer des tests répétitifs, reformater, écrire un CRUD trivial calqué sur un existant. L’idée n’est pas d’être dogmatique mais d’arrêter de payer un modèle fort pour du travail mécanique — et l’inverse, de ne pas confier une décision d’archi à un modèle léger.

🧠 Quiz de révision

1. Depuis quel dossier faut-il lancer claude ?

Depuis la racine du projet (là où sont package.json, .git, CLAUDE.md). L’agent s’ancre sur le dossier courant pour trouver conventions et contexte.

2. L’extension IDE est-elle moins puissante que le terminal ?

Non. Même agent, mêmes capacités. La surface change l’ergonomie (sélection, diffs cliquables), pas la puissance. Le terminal reste la référence pour hooks, permissions fines et tâches en arrière-plan.

3. À quoi sert /model et comment choisir ?

À changer de modèle. Règle : modèle fort pour concevoir/raisonner/réviser, modèle rapide pour l’exécution mécanique. La nature de la tâche décide.

4. Le fast mode réduit-il la qualité du modèle ?

Non : il accélère la sortie sans descendre vers un plus petit modèle. Tu gardes la puissance, avec moins de latence.

5. Quelle commande pour repartir sur un contexte propre ?

/clear. Elle vide le contexte de la session (on verra pourquoi et quand dans la Partie 5).


Chapitre suivant : Anatomie d’une session — ce qu’il y a « dans la tête » de l’agent, et ce qui coûte cher.