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WordPressPartie 2 — Utiliser & administrerTaxonomies, menus & navigation

Chapitre 2.4 — Taxonomies, menus & navigation

⏱️ TL;DR — Une taxonomie est un système de classement du contenu. WordPress en fournit deux par défaut : les catégories (hiérarchiques, une structure d’arbre, pour un classement large) et les étiquettes (tags, plates, pour des mots-clés transversaux). Les menus (Apparence → Menus) construisent la navigation en assemblant liens vers pages, catégories, URLs custom. Ces notions se généralisent en développement : vous créerez vos propres taxonomies (Partie 7) exactement sur ce modèle.

🎯 Objectifs

  • Distinguer catégorie (hiérarchique) et étiquette (plate), et savoir quand utiliser laquelle.
  • Comprendre qu’une taxonomie est un modèle réutilisable (base des taxonomies custom).
  • Construire un menu de navigation.
  • Relier ces concepts à ce que vous coderez plus tard.

1. Taxonomies : catégories vs étiquettes

Une taxonomie regroupe des contenus par des termes. Les deux natives :

CatégoriesÉtiquettes (tags)
StructureHiérarchique (arbre : parent → enfant)Plate (liste de mots-clés)
UsageClassement large et structurant (« Actualités », « Tutoriels »)Mots-clés transversaux et fins (« react », « performance »)
Obligatoire ?Un article a toujours au moins une catégorie (sinon « Non classé »).Optionnelles.
AnalogieLes rayons d’une bibliothèqueLes mots-clés d’un index

⚠️ Piège — Ne dupliquez pas catégories et étiquettes (une catégorie « React » et une étiquette « react » sème la confusion et dilue le SEO). Règle simple : catégories = quelques grandes rubriques structurantes ; étiquettes = mots-clés spécifiques, en petit nombre par article. Trop d’étiquettes uniques crée des pages d’archives quasi vides.


2. Une taxonomie, c’est un modèle réutilisable

Catégories et étiquettes ne sont que deux instances d’un mécanisme générique. Une taxonomie a :

  • des termes (les valeurs : « Front-end », « react »…) ;
  • une relation plusieurs-à-plusieurs avec les contenus (un article a plusieurs termes ; un terme a plusieurs articles) ;
  • une page d’archive automatique par terme (/category/front-end/, /tag/react/).

💡 Pour un dev React — Pensez à une taxonomie comme à une relation many-to-many modélisée pour vous, avec des pages de listing générées gratuitement. En Partie 7, vous déclarerez vos propres taxonomies (register_taxonomy()) — par exemple « Genre » pour des livres, « Marque » pour des produits — et vous obtiendrez automatiquement l’UI d’admin, les archives, et l’accès via l’API. C’est un énorme gain par rapport à tout modéliser à la main.

En base de données, tout ça vit dans les tables terms, term_taxonomy, term_relationships (détail en Partie 5).


3. Les menus de navigation

Apparence → Menus (ou l’éditeur de site pour un thème bloc) permet de construire des menus à la main :

  • ajouter des éléments : Pages, Articles, Catégories, Liens personnalisés (URL libre), termes de taxonomies ;
  • réordonner par glisser-déposer ;
  • créer des sous-menus (imbrication → menus déroulants) ;
  • assigner le menu à un emplacement défini par le thème (primary, footer…).

Un emplacement de menu (menu location) est un « trou » que le thème réserve (« menu principal », « menu du pied de page ») et que l’admin remplit avec le menu de son choix. Les thèmes déclarent ces emplacements en code (register_nav_menus(), Partie 6).

📚 Aller plus loin — Avec les thèmes blocs (FSE), la navigation se gère via un bloc Navigation directement dans l’éditeur de site, plutôt que par l’écran Menus classique. Les deux approches coexistent selon le type de thème (Partie 3 et 6). Le concept — assembler une liste ordonnée de liens — reste identique.


4. Navigation & structure de l’information

Bien penser sa navigation, c’est :

  • refléter la hiérarchie réelle du site (pages parentes/enfants, catégories) ;
  • rester simple (un menu principal court ; le superflu va dans le pied de page) ;
  • soigner les libellés (clairs, orientés utilisateur) ;
  • garder à l’esprit le fil d’Ariane (breadcrumbs, souvent via plugin SEO) pour l’orientation et le référencement.

✏️ Exercices

  1. Pour un blog tech, proposez 3 catégories et 4 étiquettes cohérentes, en respectant la distinction hiérarchique/plate.
  2. Vous voulez classer des « Recettes » par « Type de plat » (entrée, plat, dessert). Est-ce plutôt une catégorie ou une étiquette dans l’esprit, et pourquoi ?
  3. Qu’est-ce qu’un « emplacement de menu » et qui le définit ?

✅ Solution

  1. Catégories (hiérarchiques, structurantes) : Développement, Design, Carrière. Étiquettes (mots-clés transversaux) : react, wordpress, performance, seo. Les catégories sont peu nombreuses et larges ; les étiquettes sont des mots-clés spécifiques.
  2. Plutôt une taxonomie de type catégorie (structure fixe et hiérarchisable, réutilisée sur tous les contenus « recette ») — en développement, ce serait une taxonomie custom « Type de plat » (Partie 7), pas une étiquette libre.
  3. Un emplacement de menu est une zone de navigation réservée par le thème (ex. « menu principal ») ; l’admin y assigne le menu de son choix. Le thème le déclare en code.

🧠 Quiz de révision

1. Différence structurelle entre catégories et étiquettes ?

Les catégories sont hiérarchiques (arbre parent/enfant) ; les étiquettes sont plates (mots-clés sans hiérarchie).

2. Un article peut-il n’avoir aucune catégorie ?

Non : il en a toujours au moins une (« Non classé » par défaut). Les étiquettes, elles, sont optionnelles.

3. Qu’obtient-on automatiquement en créant un terme de taxonomie ?

Une page d’archive listant les contenus de ce terme (ex. /category/front-end/).

4. Que pourrez-vous faire en développement avec ce modèle ?

Déclarer vos propres taxonomies (register_taxonomy()) et obtenir gratuitement l’UI d’admin, les archives et l’accès API.

5. Où construit-on la navigation d’un thème bloc (FSE) ?

Via le bloc Navigation dans l’éditeur de site, plutôt que l’écran Apparence → Menus classique.


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